dimanche 5 juin 2011

MATCH 5, la finale - Du suspense, des cris, des goals!

Episode final: Où l'on a la preuve que le public n'est pas assez concentré mais s'amuse bien! Et il est venu en nombre: une quinzaine de personnes de tous les coins de l'Igeat, dotées de confettis, de klaxons et d'autres accessoires à bruit. Team-building, qu'on disait…

NB: Les commentaires suivants, proférés par ceux qui parlent le plus (fort) ou qui étaient près du micro, ont été isolés du magma sonore de la salle de sport. Les propos tenus n’engagent que leurs auteurs…

Klaxons
Isaline :Allez allez, Igeat, allez allez… Mmh, on aurait du s’entraîner un peu.


Le match commence.
Isaline : Tiens Christian, c’est tellement ton habitude, de gueuler (elle lui passe le gueulophone).
Christian : Bon, où est-ce qu’ils sont ?
Isaline : Ce sont les blancs, hein !
Christian : on va mettre ça au maximum. Euh… Ils sont en blanc, donc.
Isaline : Oui, là, ils se défendent.
Christian : Mais je n’ai pas vraiment les bons cris de sport.
Tatiana : C’est encore mieux, quand ce n’est pas approprié !

Isaline : Allez Mathieu...
Luce : Allez Simon !
Isaline : Bien Lamine ! (…) Alors, quand le shot est trop haut, il faut crier « Zaventem, Zaventem, Zaventem »
Christian : Euh, il n’y a pas encore eu de goals ? Ah, non, on aurait déjà entendu les cris.
Tatiana : Oui, d'autant plus c’est nous qui les faisons, les cris !

"Oh, comme il joue, Simon !"
Isaline : « Trop de jeu de jambes, tue le jeu de jambes ! »
Tatiana: Juste pour frimer…
Isaline : Ben, sa copine est venue le voir, alors…

Christian : On peut améliorer les choses en faisant ça : toutouda, toutouda, toutouda (le klaxon est désormais diffusé par le gueulophone).

Emilie1 : Ce sera plus serré que pendant les matchs précédents.
Isaline : Oui, beaucoup plus.
Luce : Aaah (appréciateur) !

4’23 : 1er goal encaissé (tir au but suite à hands ?)
Isaline : Allez, dommage !
Tatiana: T’as pas besoin de gueulophone, en fait…
Isaline : De-fence (clap clap clap), De-fence (clap clap clap)
"Ouais ouais ouais… Aaah."
Isaline: Oh, dommage… Bien Philippe. Mais il faut savoir que leur principal défenseur est absent.
Luce : Ah, c’est Pablo ?
Isaline : Oui, c’est Pablo, et c’est même le capitaine.
Luce : Ah, c’est malin d’aller regarder les oiseaux.
Tatiana : Quel manque flagrant de priorités.

Ooooh… collectif. L'autre équipe a faille remettre un goal.
Isaline: Allez l’Igeat, on se ressaisit hein!

Emilie2 et Valentine de l'Igeat-Buyl arrivent.
"Et c’est qui l’équipe ? On joue contre qui?"
Isaline: Euh… ATM
Valentine : c’est quoi ça ?
-Aéro termo dynamique
-mécanique !
Emilie2 : Et je connais personne, en fait, dans notre équipe.
Isaline: Allez, on va faire les présentations :
-Alors, au gardien, en rouge, Mathieu.
-Lamine, c’est normal que vous ne le connaissiez pas, c’est un stagiaire de Fred, qui vit au Maroc mais qui est Sénégalais.
-Là, c’est Philippe, le compagnon de Claire. Il n’a strictement rien à voir avec la géographie, il est juste toujours chez nous ! Et on l’aime beaucoup.
Mathieu à l’action, qui travaille en SIG et télédétection… Et le troisième Mathieu – pour changer – est là.
(Manquent encore Simon, difficile à rater sur le terrain et Grégoire, mais lui, Emilie2 et Valentine le connaissent! Les explications terminées, Christian les recommence pour Anne-Marie).
Anne-Marie : Et Pablo ?
Luce : Il est allé voir des oiseaux…
Christian : C’est inacceptable.
Tatiana : D’ailleurs si ça ne se passe pas bien, quoiqu'il arrive, ce sera sa faute.
Christian : C’est inacceptable, il sera sanctionné, oué.
Luce : Il devra refaire inlassablement sa time-sheet !


Isaline (très bas) : Zaventem…
Christian : Non, c’est quand les autres font ça que tu dois le dire !
Tatiana : C’est pour ça qu’on ne lui donne pas le gueulophone…
Isaline: Allez Philippe.
Christian : Euh, tu pouvais quand même dire Zaventem maintenant.

Bruits de balle et de couinements de semelles.

La foule : Oulala… Oooh. Ah !
Tatiana : Oui, c’est serré. Les autres matchs étaient beaucoup plus faciles…
Isaline: Corner !
Tatiana : Les scores le disaient bien : 10/3, etc.
Christian : Ils n’ont pas l’air de se défendre, hein…
Isaline: Pourtant ils ont déjà mieux joué contre eux.
Luce : Allez, Christian, encourage-les !
Isaline: Oui, Oui, Lamine ! Ooh, dommage, dommage, dommage. Allez, on revient, on revient, on revient.
Emilie2 : Ouh, attention…
Isaline : Simon, dans la ligne !
Tatiana : Ah lui, il ne stresse pas…
Isaline : Allez, belle une-deux, belle une-deux !
Tatiana : Comment ?
Sifflet et arrêt de jeu.
Valentine : Aah, là moi, j’ai pas suivi.
Isaline : Ben, l’arbitre a sifflé « hands » à Lamine, mais c’est douteux, douteux… OOuh l’arbitre, houuh.
Emilie1: Ca veut dire quoi?
Luce: Qu'est-ce qu'il s'est passé?
Isaline: Hands, il a touché la balle avec la main.. Eeuh, faudrait quand même un peu suivre, Luce, tu as un garçon, non? Il va bien falloir qu'il joue au foot quand même, non?
Luce: (Rires) Il joue, il joue, dans le jardin avec son papa!

Isaline: Allez Philou! Dis, ils ne font pas beaucoup de changements hein? D'habitude, ils en font plus.
Tatiana: Oui, c'est vrai… Ils sont concentrés.
"Oooh" (clameur)
Isaline: Eh non, c'était dans le filet latéral.
Christian: Elle est rentrée par l'extérieur!

Isaline: Wouwn wouw, bien (la balle s'approche du goal adverse)! Non, dommage (elle sort du terrain, après avoir été touchée par Simon). Mmh, c'est pour les autres, normalement. Oui, c'est pour les autres.
Tatiana: Ah? Mais l'arbitre a l'air d'un autre avis. Un sérieux problème de daltonisme, il confond le blanc et le noir?
Isaline: Ouais, mais ce qui est bien, c'est comme il est blanc (comprenez, l'habit de l'arbitre), il sera pour nous de toute façon!
Pouet, pouet.
Luce: Woups!
Tatiana: Attends, après ça va être de notre faute, si on leur met trop la pression…
Isaline & Luce, en chœur: Wooo, Grégoire!
Isaline: Une passe à Lamine… bien essayé!

Entendu sur le terrain, de la part de l'autre équipe: "On gagne!". Attendez la suite…

Tatiana: Bon, la balle est quand même plus souvent de ce côté-là (goal des noirs). Ils attaquent bien mais…
Christian: Mmh, c'est confus, c'est pas…
Isaline: On t'attendait sur le terrain, Christian, pour mettre un peu d'ordre. Oh, Zaventem, Zaventem, Zaventem!
Valentine: Heureusement qu'il y a Isaline, pour nous expliquer les trucs de supporters de foot, hein!
Etienne: Oui, c'est connu, ça, Zaventem…
Isaline: Et quand c'est le Standard, on dit "Bierset"!

Bruits de chaussures et cris, applaudissements et klaxons… Le jeu se tend.

Isaline: C'est la première fois qu'on a un autre gardien qui a des gants.
Tatiana: Oui, c'est vrai, on a deux professionnels cette fois. Quoique. Il lui manque encore les genouillères (pour le gardien ennemi). Rôôh, ils sont coriaces!

Mathieu-le-Grand: Lamine, Lamine!
Christian: Ah, Mathieu s'y met! Klaxon, klaxon.
Isaline: Come on, Matthew! (A peine entré dans le jeu, il court avec le ballon vers le goal, mais se fait in extremis prendre la balle).
Isaline: Ca c'est dommage, car à une enjambée près, il y était!
Christian: Malgré ses longues jambes…
Tatiana: Il n'a pas été assez vite.
Isaline: Bien essayé!
Christian: Faut grandir, Mathieu! (Petits rires).
Isaline: Moi, je l'embête trop, Mathieu, faut que j'arrête…
Christian: Quoi?
Isaline: Il me fuit dans les couloirs, maintenant, je l'embête trop.
Christian: Tu es tellement méchante avec lui?
Isaline: Oh, je me moque de ses 4 Cities (= master en études urbaines).
Luce: De ses quoi, Frosties?
Tatiana: Ah, ça c'est une belle appellation! Beau nom de code… Oouh, belle tête!

Tatiana: J'espère que ça ne va pas se terminer aux tirs au but, comme l'année dernière. C'est trop terrible.
Isaline: Oui, mais bon, euh, il faut d'abord qu'ils mettent un but (c'est vrai…)!
Tatiana: Mais c'est toujours envisageable…
Isaline: On veut un I. On veut un G. On veut un E., On veut un A. On veut un T. On veut un but! Igeat olé, olé…
"Non, non, non" (crie la foule).

But de l'équipe adverse: le score est à présent de 2-0.

Isaline: Oh, c'est pas ma faute, quand même…
Luce: Ah, tu as demandé un but.
Isaline: Bon, je ne dis plus rien! J'ai dit "On veut un but", mais j'ai pas précisé de la part de qui…
Christian: J'ai l'impression qu'en défense, les autres sont plus forts (ça, c'est certain, et mêmes les néophytes s'en rendent compte dans cette première mi-temps).
Isaline: Ben, oui, en défense, Pablo et Moritz ne sont pas là!
Christian: Oui, Pablo, il va entendre des cris d'oiseaux tout le temps, quand il va arriver…
Isaline: Allez les blancs, bien essayé, bien essayé, bien essayé! Une, deux, une deux… Mazette! Chipote!
Christian: Ca cafouille, là.
Luce: Ah, le capitaine n'est pas là…
Isaline: Christian, il critique, hein!
Christian: C'est une véritable désertion… Le capitaine n'est pas là, qu'est-ce que tu veux…
Isaline: Mais, Christian, on t'attendait sur le terrain pour organiser tout ça…
Christian: Ah, oué, mais bon…
Etienne: C'est qui, le capitaine, en fait?
Isaline: C'est Pablo! Oui, mais on fait confiance au remplaçant, hein (= Mathieu le gardien)… Regarde, le Standard a bien gagné contre Anderlecht avec son équipe B!
Toutoudou, toutoudou…
Isaline: Allez, les gars, ça va rentrer, ça va rentrer!
Une manœuvre illégale sur le terrain déclenche la fureur d'Isaline. Debout, elle se met à crier en tapant des mains sur la rambarde.
Isaline: Obstruction, obstruction!
Rire général dans les gradins.

Isaline: Une tête, Mathieu (le blond)!!!!
Tatiana: C'est pas vraiment une sortie, ça, à gauche?
Isaline: Ben je ne sais pas ça, les règles euh… Quand il y a une passe en retrait, si le gardien peut la prendre en main ou pas, ça moi je… Dans certains cas tu peux… (Si Isaline n'y pige rien, comment pourrais-je comprendre, moi?!)
Luce: Et les autres? Ils ne peuvent pas faire un but de la main?
Tatiana: Non, ça Luce, non!
Isaline: Il n'y a que le gardien qui peut prendre en main. Ah, et Thierry Henry aussi, Thierry Henry peut faire ça (et c'est qui lui?)! La France a marqué un but comme ça lors de la dernière coupe du monde ou l'Euro…
Anne-Marie: Ils ont été éliminés alors?
Isaline: Non, parce que l'arbitre ne l'a pas vu pendant le match, mais sur les vidéos après! Donc c'est valable.
Tatiana: Pas évident, pas évident, décidément.

Mi-temps.
Isaline: On croit en vous hein, les gars, on croit en vous…
Christian: Tu dis ça presque en pleurant! (rires)
Tatiana: On ne perd pas espoir.
Christian: (criant) On ne perd pas espoir, oouin.
Anne-Marie: On croyait en vous!
(Hilarité générale. Le stress, sans doute.)

Luce: A mort Pablo!
Tatiana: Oui, c'est plutôt ça, le slogan…
Etienne: Ils vont se faire engueuler! Moritz lui va être furax. Pablo, il va sortir des trucs…
Tatiana: Oh, mais c'est lui qui méritera les noms d'oiseaux… Parti cocher en Finlande, quelle idée!
Etienne: C'est quand même malheureux de fuir ses responsabilités à ce point-là… Tout ça parce que c'est le dernier match, où il y a le plus d'enjeux et de stress.

Luce se rend compte que le klaxon de Claire, ramené de Grèce (!), déteint. "Bon, qui veut?"
T: Ah non, maintenant que tu as les mains sales, tu peux le garder!
Les collègues de l'Igeat-Buyl sont elles fascinées par notre possession d'un gueulophone: oui, ça sert en excursion… "C'est comme pour les stages pour enfants!". Un peu, c'est vrai.

Un photographe passe. On entend les commentaires de l'équipe adverse, qui se réjouit de voir enfin un ou deux supporters. Christian propose d'aller les espionner… Pendant ce temps, de notre côté, une étrange séance de maraboutage a lieu. Lamine, d'ordinaire si discret, s'est avancé vers l'équipe et a parlé. Le résultat est fulgurant, le désenvoûtement total. La preuve en mots avec la 2e mi-temps.


Coup de sifflet: le match reprend.
Mathieu-le-Grand: Les supporters, c'est aussi dans l'adversité, hein!
L'ambiance grimpe dans la tribune, d'autant que moins d'une minute après la reprise, l'Igeat commence enfin à marquer un 1er goal grâce à Simon! C'est le délire dans les gradins, ça klaxonne, ça applaudit et ça crie. On entend de moins en moins les commentaires échangés, tellement l'ambiance monte sur le terrain et dans le box des supporters.
Igeat, Igeat, Igeat, olé olééé. Ca tapote et ça commente: "Simon, Simon, oui… Ah, Lamine, oh dommage. On continue les gars, on continue!"
Emilie2: On se concentre…
Isaline: C'est un bon commentaire, ça!
Tatiana: Ca à l'air professionnel…
Emilie2: C'est parce que je l'ai entendu dans l'autre équipe.

Soudain, émoi: le ballon rentre comme une fusée vers les bancs des spectateurs, atterrissant, sans dommage heureusement, sur Anne-Marie…
Isaline: Quand on parlait de 12e homme (ou 6e ici)… On participe!
Anne-Marie: On est en danger, ici.
Klaxons, cris. Quelle capacité à s'isoler du bruit, sur le terrain!

Louise: C'est qui encore, qui a marqué là?
Etienne a repris le klaxon, mais il fatigue déjà.
Luce: Pas facile, hein!
Etienne: Non, faut une fameuse poigne…
Pouuuet.
Isaline: Allez, belle défense, Phil!
Tatiana: Oulala, le petit nom et tout!
Isaline: J'ai voulu l'appeler Philou, mais… Ouh, une petit faute! L'arbitre est généreux.
Emilie2: Ca se termine quand?
Isaline: Ah, non, faut rester jusqu'au bout. Y'a un drink après!
Luce: C'est pour ça qu'on est là.
Tatiana: C'est vrai, tout d'un coup à la finale, il y a plus de monde!
La balle entre latéralement dans notre goal. "Goal par le trou?" Non, heureusement.
Isaline: Vigilants, hein, restez vigilants!

Le jeu s'emballe: olé, olé, aye aye. Ooouh, non!
Christian: C'est pas gagné, encore…
Emilie2: Ouh, j'ai eu peur pour le gardien!
Tatiana: On aurait pu avoir une mâchoire brisée, comme dans les vrais matchs!
Isaline: Allez, coupez dedans, les gars, coupez dedans!
?!
Isaline: Entrez dans le jeu, quoi…
Emilie2: Tranchez dans le vif!

La balle revient vers notre goal, petite frayeur.
Isaline: C'est bien de faire aussi participer le gardien, c'est sympa!
"De-fence, clap clap clap, De-fence!"
Luce: Woutitoutitou…
Christian: Attention!
Anne-Marie: Ah, mais ils ne jouent quand même pas aussi bien…
Isaline: Oh, Wowowowowo-wow! C'est parce qu'on n'est pas très en forme, mais ça va changer.
En effet, un de nos joueurs tente de marquer à ce moment, mais la balle va s'écraser contre le mur du fond. Paf!
Valentine: Rester positifs!


Isaline: Communication, les gars, communication! J'sais pas pourquoi, Philippe s'est arrêté de courir, Mathieu aussi…
Emilie2: Bon allez, c'est mou, ça!
Isaline: On bouge, on bouge!
"WOOOUUUAIS…" 2e goal, toujours par Simon, qui ne démérite décidément pas par rapport au reste de la saison.
2 – 2: on va gagner, soudain, ça devient possible! Les commentaires s'en ressentent.
Igeat, olé olé…
Isaline: Petit message de Céline (sa copine) pour Simon: "C'est super, mon Loulou!"
Rires.
Tatiana: Il n'a même pas entendu.
Valentine: Il ne réagit même pas, quoi…
Isaline: Moi, mon but c'est de faire rire le public!
Et ça marche!

Isaline: Allez, on continue les gars!
Luce: On maintient le score.
Tatiana: Oh, non, ils doivent encore marquer, sinon ça se règlera aux tirs au but et c'est horrible!
Christian: Si ils gagnent, Pablo ne pourra pas toucher la coupe!
"Oui, oui…. Wouh!" 3e goal, de Mathieu DM, l'autre attaquant de l'Igeat.
Anne-Marie: L'Igeat se relève!
Poueeet.
Isaline: Mathieu, je t'aaaime - message de Luce!
Tatiana: Quel Mathieu?
Luce: Aaah, ça… (Elle ne répondra pas, et Fred à ses côtés s'en fout).

On a l'impression qu'ils sont dix, soudain, tellement la balle circule bien.
Et sans attendre, le goal suivant suit (4 – 2). Ca en deviendrait presque lassant.
Louise: Et c'est l'euphorie dans les gradins!
Tatiana: Au début on a eu un peu peur, mais le suspense est d'autant plus intense!
Isaline: Aah, t'as vu notre remontée!
Christian: Ils se reprennent, ils se reprennent…

Isaline: L'arbitre n'est pas très présent. Il y a quelques petites poussées blanches…
Tatiana: Tu veux dire qu'on ne le mérite pas?
Isaline: Oh, si, évidemment.
Christian: Attention!
Emilie2 (en chantant): Zaventem, Zaventem!
Tatiana: Oh, tu cries bien! Tu pourras revenir ;-)
Valentine: Il y a combien de minutes, qu'ils jouent?
Tatiana: Il doit rester 2-3 minutes de jeu… (En réalité, c'était plutôt 6-7, histoire d'accumuler d'autres goals au marquoir).
Isaline: Allez, on se tient, on se tient!

Isaline: On va peut-être devenir encore meilleurs, parce que si on fusionne… Il faudra carrément faire des sélections.
Emilie2: Ils jouent bien, les DSTE?
Luce: Ca va devenir un critère pour la fusion: ont-ils une bonne équipe de foot ou pas?

Tatiana: Il s'est tout doucement jeté sur la balle.
Emilie2: En espérant que personne ne shoote dedans!
Tatiana: Oui, je pense qu'il y avait beaucoup de peur, là.
"Igeat, tap tap tap, Igeat."
Valentine: C'est quand, la fin?
Louise: Igeat, Igeat, Igeaat al-lez, al-lez…
Tatiana: Il faudrait penser à quelque chose d'autre, pour la saison prochaine!
"Allez Mathieu, tu l'as! Wo, wo… Oui, bien Lamine! … C'est pas grave."
"On y croit, on y croit".


Isaline: Zaventem, Zaventem, Zaventem!
Luce: Ca a bien pris, hein?
Isaline: Oui, faut que j'arrête!
Tatiana: Non, non, c'est très bien, ça met de l'ambiance!
Isaline: En plus, c'est en train d'enregistrer, tu vas avoir des preuves contre moi.
Tatiana: Ah oui, ça….
Isaline: J'irai tout effacer en cachette.

Luce: Allez, Etienne, un pouet pouet! Un Pouet!
Poueet.
Christian: Cinq!
"Allez, allez. Wouhhh. Non, attention! Oooh."
Goal, pour l'autre équipe qui avait récupéré le ballon et se bat avec l'énergie du désespoir. 4 – 3
Christian (optimiste): C'est pas grave, on en a tout de même encore un de plus!

Isaline: Con-cen-tra-tion! On est avec vous jusqu'au bout! T'es prêt Etienne?
Igeat – pouet pouet pouet, Igeat, olé olé!
Valentine: On ne ramollit pas…
Isaline: Tous en défense!
Luce: Tous dans le goal.
Christian: C'est un peu dangereux avec un but d'écart!
Isaline: Y'a la pression, y'a la pression… Allez, encore, encore. (Ce match n'en finit décidément pas, pauvres joueurs)
Et l'autre équipe bénéficie d'un corner.
Isaline: C'est pas la fin du match, là?
Tatiana: On aimerait bien, parce que là…
Christian: Oué, il le tient, là…
Emilie2: Un petit dernier…

Isaline: Ah, Mathieu est seul. Coupe, coupe coupe Mathieu! Mais non… Ouiii.
"Ooh".
Isaline: On revient, on revient, on revient!
Igeat, Igeat, Igeat.
Et finalement, alors que le public discute du temps qui reste ou ne reste pas et s'impatiente (Ch: Allez, il est temps! On arrête!), tape à tout rompre sur les barrières des gradins, Mathieu marque le 5e et dernier goal de la rencontre!


Christian: On arrête, ça ne vaut plus la peine de continuer! Aaah, peut-être encore un…. Oui…. Non!
Le match s'achève enfin, les joueurs et les spectateurs sur les genoux. Le suspense a été long.
"On est les champions, on est les champiooons…"


Les joueurs font leur tour d'honneur et sont salués par le public et une pluie de confetti blancs et rouges, qui volettent puis s'accumulent au sol, où se jette l'équipe, dans la liesse générale.
Le mot de la fin pour Fred et Luce: "Allez, c'est bien! On a bien fait de venir, hein!"

On s'est bien amusés, en effet… Merci aux joueurs (allez, et même au capitaine), au public (toujours croissant) et à l'année prochaine?

PS:
Fred: Bon Simon, contrat à durée indéterminée, hein, lundi! Faut le garder, celui-là! Comme dans les universités américaines…
Isaline (dans une bonne ambiance de vestiaire): Philou, un petit striptease comme d'habitude? Olééé, olé olé olééé!



PPS, de Pom-pom G.: J'ai l'impression d'avoir progressé, cette année! Et si pas en foot, au moins en informatique ;-)

mercredi 18 mai 2011

MATCH 4 - Femmes-club

Qui aurait cru, voilà deux mois, que le foot deviendrait un truc de filles? Le genre de sortie qu'on fait entre collègues, qu'on planifie entre copines. Où on se rend pour le spectacle, pour faire plaisir aux joueurs mais surtout pour tout commenter, émettre des jugements rapides, s'indigner (même si on n'a pas tout compris), crier et puis rater LE goal parce que juste à ce moment, on ragote dans l'oreille de la voisine. 
Mais voilà: peut-être est-ce lié à la sensibilité de la communication touchant plus le public féminin, mais les tribunes de l'IGEAT sont pleines de femmes!
Nous étions sept vendredi pour soutenir notre équipe, opposée  lors de la demi-finale aux économistes d'ECARES (de droite, m'a-t-on dit, ce qui les distingues de LMTD, statisticiens-économistes de gauche semble-t-il). Sept, soit autant de groupies que de joueurs. Et encore, ce serait oublier l'élément-clef des supporters, Paul, fidèle parmi les fidèles, toujours présent aux matchs entre deux sauts de-ci, de-là.


Au premier plan, Alix, fière cavalière ayant rangé son canasson et délaissé, le temps d'un soir, les écuries pour les vestiaires. A ses côtés, dame Patricia, la femme aux belles lunettes ou l'élément perturbateur de notre concentration à toutes. Parfois, je croirais presque qu'elle comprend encore moins que moi ce qui se passe sur le terrain. Amplifiés, ses commentaires constitueraient une arme redoutable pour distraire l'adversaire, si besoin en était (mais bon, les gars font du bon boulot). Dernière du banc, la fille au petit calepin c'est moi, qui essaye, tant bien que mal, de me concentrer et de prendre des notes intéressantes et un peu sportives.
Debout dans l'allée, deux nouvelles recrues cette saison: Emilie tout d'abord, qui aurait bien pris la place de Paul pour échapper à la photo, mais suit avec attention le déroulement du match. Celle qui a l'air d'une jeune boursicoteuse (ou "mercateuse"?), les yeux rivés sur son écran, c'est Isaline, notre sportive et experte-consultante à la langue bien pendue. Malgré l'apparence de la balle, l'utilisation des mains et une sombre histoire d'interdit-de-faire-2-pas-quand-on-a-le-ballon, j'en arrive à croire que les règles du basket sont les mêmes qu'au foot, tant Isaline semble suivre et comprendre la rencontre.
Tout au fond ensuite, la petite Claire, une fidèle aussi, qui récolte les compliments sur le jeu de Philippe, tout en s'étonnant de l'état de ses t-shirts (pas si blancs que ça). Experte de photos paysagères, elle s'essaye aussi au mouvement et a couvert pour nous le match n°2, funeste rencontre qui vit survenir le terrible accident de notre joueur allemand.
Un peu en retard finalement, Anne est arrivée après la photo. Il faut dire que l'accès à la salle devient de plus en plus ardu au fur et à mesure que la saison (et les travaux du bâtiment K) avance(nt). La sélection naturelle qu'aurait pu constituer le franchissement des barrières de chantier et la traversée des ronces et des fourrés n'a pas fonctionné; les plus tenaces et les plus tout-terrains des spectateurs ne sont étrangement pas les plus au courant de l'art mini-footballistique.

Extraits choisis:
-"Waouw, il est rapide, le petit gris!" (comprenez, un joueur de l'autre équipe)
-"Trop de jeu de jambes tue le jeu de jambes" (la sentence bien sentie du match)
-"Blanc ou beige, le t-shirt de Philippe?"
-"Rooh, le gardien de l'autre équipe, il joue avec des gants en laine" (véridique)
-"Notre gardien, par contre, on dirait Robocop"
-"Y'a des joueurs étrangers dans l'autre équipe, qui causent anglais. Vendus! Ils ont tellement d'argent ces économistes qu'ils achètent ailleurs." (dixit une spectatrice qui cause suédois et catalan, si ça c'est pas louche...)
-"Oh, Paul, tu veux pas aller nous chercher des glaces?" (jalousie à l'encontre d'une petite fille dans la tribune, qui est passée par le stand sucrerie avant le match)
-"Ce que je préfère, c'est ce petit geste pour se protéger" (une histoire de corner et de bijoux de famille)
-"Belle sortie, Mathieu!" (tu veux dire quoi, Isaline?)
-"Mathieu, enlève le savon de tes gants" (euh… ça deviendrait presque du hooliganisme verbal, non?)
Avec l'accent de la spontanéité, c'est encore mieux. Promis, une prochaine fois, je prends mon enregistreur!

Au rayon sportif, un mystère de résolu dans ce quatrième match, grâce aux lumières d'Isaline. Quand l'arbitre crie "blanches" ou "noires" lorsqu'il faut remettre le ballon en jeu, ce n'est pas des joueurs qu'il parle, ni de leurs vareuses (cf. billet du match 1). Mais il semble qu'on attribue A LA BALLE la couleur de l'équipe qui la récupère…
Les ténèbres reculent!

MATCH 4 en images

Quel est le sens de ce match (et où va ce ballon)?

Quels mouvements! C'est beau comme du patin à glace.

Paul & Isaline

Simon, artiste du ballon

Mathieu n'oublie pas le public

Captain Pablo

Beau déhanchement, Philippe!

La solitude du gardien

L'allié sénégalais

No comment.


Score sans appel

L'équipe victorieuse

Merci à Alix pour les photos.

mardi 10 mai 2011

Prochainement



MATCH 3 - « On n’est jamais aussi bons que quand on joue bien. »

L’Igeat poursuit sur sa lancée, et quelle lancée ! On est loin du parcours poussif de la saison passée, qui était pourtant une année de finale. En l’occurrence, d’aucuns parleraient d’une période faste mais les joueurs gardent cependant la tête sur les épaules et préfèrent n’évoquer le titre qu’à mots couverts. L’équipe de l'Igeat, qui a été, rappelons le, victorieuse de cette compétition en des temps révolus, ce qui ne retire rien à ses mérites actuels, forgés avec un groupe alliant expérience et fougue, le tout maitrisé avec maestria par chacun des membres de ce groupe soudé, semble partie sur sa lancée victorieuse, que nous aimons à suivre. Pouvons-nous parler de titre pour autant ? Nous avons interviewé le gardien de l’équipe.

Pom-Pom G. : Alors, quel est ton avis sur la rencontre ?

Le gardien : Ecoutez, permettez-moi, avant d’évoquer le match, de parler d’un événement qui a touché le groupe. Même si le foot est un sport merveilleux, ce n’est qu’un jeu et il y a des choses bien plus importantes qui nous imposent une certaine dignité.
La rupture entre Steph et Benoît Thans a occupé nos têtes pendant toute la semaine et ce n’est que ce lundi qu’on a pu se rassurer. Je pense qu’il fallait en parler parce qu’il n’y a pas que le foot dans la vie.

P-P. G : Merci d’avoir remis les choses à leur place.

Le gardien : Maintenant, à propos du match, je tiens d’abord à dire que nous avons tous joué et marqué pour Mathieu qui est jeune papa et qui était absent.
Ensuite, sur le match, l’équipe a su garder les pieds sur terre et marquer aux moments importants.

P-P. G : Tu parles du premier quart d’heure ?

Le gardien : Ecoutez, exactement ! Et nous avons mené une première mi-temps somptueuse, les images parlent d’elle-même : 5-0 à la mi-temps.

P-P. G : Ce résultat est de bon augure pour la suite.

Le gardien : Ecoutez, tout à fait, le groupe tourne bien, et en Belgique l’Igeat à 100% c’est une arme impitoyable. Après une finale perdue, nous avons surmonté cette période délicate au mental.

P-P. G : Une analyse un peu plus technique du match ?

Le gardien : Ecoutez, en toute objectivité, je pense que ce qui a fait la différence c’est qu’on a joué à 118%. On a marqué dans le premier quart d’heure et on les a empêchés de construire. La deuxième mi-temps était plus disputée, l’entraîneur adverse leur a surement remonté les bretelles. Mais on a continué à jouer notre football et les goals de premier league que nous avons marqué le prouvent. On a arraché beaucoup de phases arrêtées et de corners, ce qui est toujours dangereux avec des renards des surfaces.

Plus psychologiquement, il n’y a pas qu’un groupe de 5 joueurs sur le terrain mais un vrai noyau, on forme une famille. On sait mettre notre personnalité de coté. Et le calme autour du club en matière de transfert est bon aussi.
Je dirais pour conclure qu’on n’est jamais aussi bons que quand on joue bien.

P-P. G : Un mot sur l’arbitrage ?

Le gardien : Ecoutez, je préfère ne pas en parler parce que je n’aime pas critiquer l’arbitre. Mais ici c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le but adverse est marqué sur un hors-jeu flagrant et ça aurait pu nous coûter cher.
Avec l’attentat du match précédent, ce sont des choses qu’on n’aimerait plus voir sur un terrain. C’est un peu le monde à l’envers.
On peut se poser la question sur les intentions de la ligue. Déjà, la formule du championnat a été changée en cours de compétition… enfin, je ne veux pas polémiquer mais sans tourner autour du pot je ne pense pas que tout cela soit bien honnête.

P-P. G : De là à parler d’un complot, il n’y a qu’un pas…

Le gardien : Je ne m’étendrai pas sur le sujet mais je pense que oui.

P-P. G : Des infos à révéler sur la victoire et la vie du groupe ?

Le gardien : Ecoutez, d’abord, même s’il y a des étrangers dans l’équipe, (ndlr : un fier teuton, un sud-américain revanchard et un Sénégalais fougueux), on parle tous la même langue, celle du football.
Ensuite, vous devez savoir que le football au quotidien on est loin du strass et des paillettes, il y a beaucoup de privations. Mais comme l’ambiance est beau fixe et que les absents reviennent, ce qui pousse le groupe vers l’avant. Et puis pourquoi changer une formule qui gagne ?

P-P. G : Un mot pour les supporters ?

Le gardien : Ecoutez, c’était un moment magique. Ils ont vraiment été le 12e homme dont on avait besoin. Et même s’il y a eu des débordements bien compréhensibles, c’était un moment inoubliable. Une véritable communion avec le public et toute l’équipe a profité de cette belle émotion.
Il est vrai que nous avons su allier le spectacle à la manière.
Le mythique « You’ll never walk alone », entonné par tout le kop nous a redonné du courage au meilleur moment. Ils savent pourquoi.

P-P. G : Et pour la suite, tu vois une victoire ?

Le gardien : Ecoutez, d’abord chaque match est différent. On verra bien les prochains matchs ce qu’on peut faire, dans la vie faut rester humble et prendre match par match.
Le facteur chance joue un rôle important mais il n’y a que la vérité du terrain qui compte.
On rêve de faire un beau résultat, on a le sentiment que de la tête on peut le faire, on peut faire de grandes choses. On a notre sort entre les mains. Dans l’esprit du sport, sur l’ensemble de la saison je pense qu’on mérite d’être champions, en tout cas les deux derniers matchs seront décisifs et l’équipe la plus forte l’emportera.
Il faudra tenter d’éviter le coup de poker des penaltys, bien que ça nous permettrait de vaincre le signe indien.
Le champion est resté sur le carreau dans l’autre groupe, ce qui est de bon augure, même si on n’a pas toutes les cartes en mains, on ne connait pas encore tous les résultats.

P-P. G : Ton footballeur de l’Igeat du siècle ?

Le gardien : Ecoutez, je préfère ne pas répondre, l’attitude de l’équipe actuelle est très positive et c’est à souligner.